Défi climatique

Inauguration de l’installation des 450m2 de panneaux PV à l’école Aubrac

Pour avoir un aperçu de l'installation située sur le toit de l’école, une visite à bord d’une nacelle élévatrice était proposée par Quénéa

Le 19 mai dernier, la société coopérative ECooP et l’association Brest Energie Citoyenne ont inauguré leur nouvelle installation photovoltaïque sur le toit de l’école publique Lucie et Raymond Aubrac, à Bellevue. Les sociétaires d’ECooP ont financé ce projet, par l’intermédiaire des souscriptions citoyennes ayant réuni la moitié des 70 000 € nécessaires (le reste étant financé par un emprunt auprès du Crédit Agricole).

Etaient présents Glen Dissaux, vice président de Brest Métropole en charge du plan climat, Emilie Kuchel, adjointe au maire en charge de la politique éducative, l’équipe pédagogique de l’école, notre partenaire et installateur Quénéa ainsi que de nombreux citoyens, membres de l’association, sociétaires de la coopérative ECooP.

Cette inauguration réunit tout ce que nous souhaitons défendre !“

Cette installation, d’une puissance de 88 kWc sur une surface de 450 m², produira 77000 kWh par an, soit l’électricité nécessaire pour 20 à 30 ménages. Cela a nécessité l’implication de nombreux acteurs du territoire : les sociétaires de la coopérative ECooP, la ville de Brest qui met à disposition le toit pour 1 € symbolique, la société partenaire Quenea, la ligue de l’enseignement du Finistère. Cette dernière a proposé aux élèves de l’école une journée d’activités consacrée au soleil et à l’énergie. L’école a été auparavant rénovée, comme l’a soulignée Emilie Kuchel : “ce projet rentre dans une réflexion plus globale menée par la ville de Brest autour de la rénovation énergétique des écoles et leur isolation, la sobriété énergétique et la production d’énergie“ (Ouest France du 19 mai).

“Aujourd’hui, on inaugure notre troisième projet, après celui de la Biocoop du Relecq Kerhuon, où l’on était partenaire, et celui de Saint Marc, sur l’école d’arts martiaux wushu, inauguré l’an dernier, a expliqué Marie Tarsiquel, de Brest Energie Citoyenne. A l’école Aubrac, il s’agit de notre plus gros projet, pour lequel nous avons eu l’aide de plusieurs acteurs“ (Le Télégramme du 19 mai).

Le mot de la fin à Glen Dissaux : “Le solaire à Brest, ça marche !“

Les “vagabonds de l’énergie“

Les « vagabonds de l’énergie »

Nous avons rencontré, en mai dernier, Pierre-Thomas et Luc, tous deux étudiants à Grenoble et à Lyon. Pierre-Thomas suit un cursus d’ingénieur “Energie, eau et environnement“, et effectue une année de “césure“ (un temps de suspension de la formation après les deux premières années, consacré par exemple à un projet personnel). “J’ai décidé d’utiliser cette année à la rencontre de citoyens européens engagés dans des projets d’énergie renouvelable. De plus, je suis accompagné dans mon projet par mon ami Luc, qui effectue en parallèle de mon projet un mémoire sur les projets citoyens d’énergie.“

Un bilan et un quota carbone pour chaque étudiant“

Ce projet, après quelques étapes en France (dont Lorient et Brest) va le mener en Angleterre, en Écosse, puis en Belgique, en Allemagne à Berlin et en Italie. J’ai toujours eu un intérêt personnel pour l’écologie. J’ai fait le choix de passer par les sciences “dures“, prépa scientifique et école spécialisé, avant de revenir vers des projets sociaux et écologiques“, nous explique-t-il. Il existe à Grenoble un terreau très fertile concernant les sujets touchant à l’environnement et à la transition. Par exemple, l’école, enseignants et étudiants, est très attentive à la sobriété. “Nous avons pendant notre formation un quota carbone pour tout nos choix de stages et tous nos déplacements dans le cadre de la formation.“

Une exposition photo

La conclusion finale de ce périple de 4 mois sera de restituer une approche des expériences d’énergie renouvelable et des rencontres avec ses acteurs, sous la forme d’un reportage, d’une exposition photographique. Le projet est aussi construit grâce à une collaboration avec Enercoop (sur la base d’échanges réciproques), et avec le soutien de structures comme la fondation de l’école et la ville de Grenoble. Mais surtout, il s’inscrit aussi dans le cadre d’une association, “les vagabond-es de l’énergie“, un collectif de “voyageurs·euses et d’éducateurs·rices de la transition énergétique“. Une association autour des voyages et de l’énergie, porteuse d’actions d’éducation et de sensibilisation aux enjeux énergie-climat.

Pierre-Thomas et Luc, après la visite de l’Ecole Wushu, de la Biocoop de Kerhuon, on participé à plusieurs échanges avec l’équipe de Brest Énergie Citoyenne, particulièrement lors d’une soirée au portdeco.

Nous rendrons compte de la suite de cette expérience.